Schizophrénie Montebouresque : «Faites ce que je dis, pas ce que je fais »
Il est de ceux qui s’accordent avec eux même et d’autre qui se contredisent. Celui dont je vais vous parler est du deuxième cas. En effet, Arnaud de Montebourg cumule son mandat de Député avec une présidence de Conseil général alors qu’il clame haut et fort son opposition au cumul des mandats.
Elu Député pour la première fois en 1997, il est vrai qu’Arnaud Montebourg se refusait au cumul des mandats et se battait fermement contre ce type de pratique. Mais lors d’un fameux mois de mars 2008, il décida qu’il fallait arrêter et rentrer dans les rangs. Heureusement que le ridicule ne tue pas sinon M. Montebourg aurait été foudroyé sur place. Député c’est bien, conseiller général en plus c’est pas mal mais alors président de conseil général, alors là oui… Ca, ça a de la gueule… a dû se dire notre cher Arnaud.
En effet, le 9 mars 2008, son élection au poste de conseiller général met fin à ce qui faisait de lui l’un des parlementaires les plus respectables. Imaginez : il faisait parti d’une race de parlementaires, très rare, celle de ceux qui refusent de cumul et pis encore, celle de ceux qui se battent contre. Mais comme si ça ne suffisait pas et qu’il fallait combler le retard, il se fait élire dix jours plus à la Présidence du Conseil général de Saône et Loire.
Après son entrée dans l’arène des cumulards, Arnaud Montebourg continue d’affirmer son hostilité à la pratique du cumul des mandats. Pire encore, il affirme cumuler contre son gré. Sur son blog il écrit : « il s’agit de ma part d’un choix lié à la situation du pays, aux graves bouleversements qui se préparent, et à la nécessité de préparer une nouvelle gauche, capable de démontrer sa crédibilité à exercer les responsabilités à la tête du pays ». Etre crédible selon M. Montebourg c’est s’opposer ouvertement au cumul des mandats mais ne pas l’appliquer à soi. La mauvaise foi est entrain de prendre le dessus sur la schizophrénie. Heureusement que le Chevalier Blanc du PS frappe encore une nouvelle fois et qu’il sacrifie ses idées pour permettre à la France de se relever grâce à ce courageux acte qu’il annonce être « un acte de résistance à la montée de l’absolutisme sarkozyste ».
Ce que nous apprend M. Montebourg, c’est qu’avoir une conviction personnelle, ne suffit pas. Dans un système politique concurrentiel où chacun cherche à constituer des fiefs, les pourfendeurs du cumul des mandats ne pourront rien faire seul. La loi, qui s’imposera à tous, est la seule solution pour mettre un terme à cette pratique française. C’est que l’association 1 Homme – 1 Voix proposera dans les prochaines semaines.
Benjamin M.





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